Attentat de la rue des Rosiers : un suspect arrêté en Cisjordanie, 43 ans après le drame : Actualités

Il n’est jamais trop tard. Selon les informations du Parisien, l’Autorité palestinienne a indiqué, dans un courrier, à la France avoir arrêté en Cisjordanie un suspect impliqué dans l’attentat antisémite de la rue des Rosiers, à Paris, le 9 août 1982. “C’est une très bonne nouvelle qui démontre que notre pays n’oublie pas, et la justice non plus”, a confié l’Elysée auprès du quotidien.
Si l’identité du suspect n’a pas été révélée, il fait partie de la liste des quatre individus faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux et ayant été localisés par les services de police en Cisjordanie, en Jordanie et au Koweït.
Pour rappel, un commando de trois à cinq hommes s’était rendu en plein cœur du Marais et avait lancé une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg, rue des Rosiers, avant de tirer sur des passants lors de leur fuite. En l’espace de trois minutes, six personnes sont tuées et vingt-deux autres blessées. L’attaque est rapidement attribuée au Fatah-Conseil révolutionnaire (groupe dissident d’Abou Nidal).
Une extradition vers la France est-elle possible ?
À l’heure de ces lignes, le Parquet national antiterroriste (PNAT) a requis un procès aux assises contre six hommes, incluant Abou Zayed, suspect principal, qui a été extradé de Norvège vers la France fin 2020 et mis en examen pour assassinats et tentatives d’assassinats.
La question est maintenant de savoir si le suspect pourra être extradé. Et la tâche ne s’annonce pas simple puisque les procédures d’extradition ne peuvent être réalisées que dans le cadre de conventions d’État à État, rappelle le média. Si la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, le 22 septembre, va en ce sens, seul l’ONU peut valider la création d’un État. Or, ce pas ne peut pas être franchi à cause du veto américain.